15/11/16
Philosophie analytique du langage 2/2
Philosophie – Anaïs Simon

Quelques erreurs historiques en philosophie ou Comment être certain de ne pas dire n’importe quoi.

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Certaines des thèses les plus fameuses de l’histoire de la philosophie, comme le “ Je pense, donc je suis ” du Discours de la méthode, pourraient s’avérer sinon fausses, du moins totalement insensées, aussi insensées que l’une des dernières répliques de Smith dans La Cantatrice chauve : “ Le pape dérape! Le pape n’a pas desoupape. La soupape a un pape. ”

En suivant la méthode de l’analyse des propositions du langage, on peut établir des règles de formation des phrases de telle sorte que celles-ci soient bien pourvues de sens. En d’autres termes, on peut savoir si ce qu’on dit a un sens ou non. C’est en tout cas l’objectif principal de Wittgenstein dans le Tractatus logico-philosophicus.

Surtout, comme l’écrit Wittgenstein lui-même dans l’Avant-Propos, “ Le livre traite des problèmes philosophiques, et montre — à ce que je crois — que leur formation repose sur une mauvaise compréhension de la logique de notre langue. ”

Ainsi ce que nous disons du réel a un sens ou n’en a pas, signifie quelque chose ou ne veut rien dire. Comment peut-on être certain de dire quelque chose de sensé, c’est-à-dire de potentiellement vrai ou faux ? Il faut avant toute chose vérifier que l’outil du jugement, à savoir la langue, est utilisé correctement. Il se pourrait en effet que nous soyons parfois pris au piège des mots et que l’angoisse suscitée par la profération d’une phrase ne soit que malé-diction. “ L’être est, le non-être n’est pas ”…

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