Archives de catégorie : Toutes les séances

04/07/18
Vacances d’été

Cette année, l’Université Populaire du Pays d’Aubagne et de l’Étoile a organisé 36 soirées  dont les vidéos sont accessibles gratuitement

https://www.youtube.com/channel/UCoJUIwJtNVCFNaUxsSvZ0Dw/videos?view=0&shelf_id=0&sort=dd

Toute l’équipe vous souhaite d’excellentes vacances d’été et vous donne rendez-vous le 3 septembre !

12/06/18
Penser l’exil
Augustin Giovannoni

Penser l’exil

Devant l’ampleur de la crise dite migratoire en Europe et les difficultés qu’elle pose en regard de la citoyenneté et du droit d’asile, la pensée politique moderne se doit de réexaminer ses fondations et ses configurations. Penser l’exil aujourd’hui, c’est défendre des formes transnationales de citoyenneté et développer une politique de traduction entre les cultures valorisant des processus d’appartenances multiples. Intégrer l’exil dans une pensée politique aujourd’hui, c’est suggérer une politique hors-sol, non définie territorialement, ce qui est le cas du droit international actuel. Par ce moyen, il sera possible de contrer les politiques du chaos productrices de misère, de violence et d’inégalité.

Augustin Giovannoni
Agrégé et docteur en philosophie. 
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’exil et la question du sujet, notamment 
Les figures de l’homme trompé aux PUF, 
Désir et mélancolie chez Art Fiction, 
Immanence et finitude chez Spinoza 
Pour une politique hors-sol (sous la direction d’Augustin Giovannoni et Alexis Nouss)
aux éditions Kimé

 

 

05/06/18
L’irrationalisme religieux
La religion – Philosophie – Monique Pillant

Monique Pillant*

Philosophie

La religion

05 juin : La revendication de l’irrationalisme religieux :
le besoin de croire à une transcendance.

* Monique Pillant, est professeure certifiée, a fait ses études à l'université d'Aix-en-Provence, enseigne la philosophie depuis 25 ans et depuis plus d'une quinzaine d'année au lycée Thiers de Marseille.

« Nous employons sans trop de difficulté le mot religion : serait religieux un système de croyances, lié à une activité rituelle et cultuelle, relative à un ou des dieux, en un espace sacré, par opposition à l’espace profane. Pourtant, pour citer Jean Bottero, l’historien, spécialiste de la Mésopotamie, « dans la religion Dieu vient assez tard et il n’est même pas nécessaire qu’il vienne » : il y a des religions sans dieu, et aussi des sociétés où la religion est partout, et ne se tient pas dans l’espace du temple, de l’église, de la mosquée. Pour résoudre la difficulté constituée par l’irréductible hétérogénéité des religions dans l’espace et le temps, on s’est avisé de la réduire à une ou des fonctions, fonctions psychologique ou sociale, ou encore idéologique. Loin de se caractériser par un contenu de croyance, elle se tiendrait dans la fonction qu’elle sert : rassurer et protéger de l’angoisse du lendemain, justifier l’ordre social et ses injustices, fonder la communauté sociale. Dans ces conditions, on peut penser une religion séculière, par exemple marxiste, et même tuer en son nom, comme le faisaient notamment les Brigades rouges. Mais n’est-ce pas passer à côté de ce qui distingue essentiellement la religion de toute autre forme de croyance ou d’adhésion ? La réduction fonctionnelle fait l’impasse sur la foi du croyant, et sa relation personnelle au sacré. Tenir compte de ce mysticisme propre à la religion, prendre acte de son irrationalité, c’est comprendre que la religion se tient dans un libre engagement de chacun dans une perspective existentielle de salut. En témoignerait aussi la floraison des religions « à la carte », syncrétiques et affranchies des institutions. Dès lors, il ne faudrait pas demander au croyant des raisons de croire. Pourtant on voit bien que la religion a intérêt à se placer à l’abri de toute critique : dire qu’elle se tient dans une relation personnelle de l’humain au sacré, n’est-ce pas l’exempter d’avoir à rendre compte du fanatisme religieux et de la quantité invraisemblable de crimes commis en son nom ? »

29/05/18
La religion, ses fonctions
Philosophie – Monique Pillant

Monique Pillant*

Philosophie

La religion

22 mai : L’approche fonctionnaliste du fait religieux : la religion sert des fins qui ne sont pas proprement religieuses.

* Monique Pillant, est professeure certifiée, a fait ses études à l'université d'Aix-en-Provence, enseigne la philosophie depuis 25 ans et depuis plus d'une quinzaine d'année au lycée Thiers de Marseille.

« Nous employons sans trop de difficulté le mot religion : serait religieux un système de croyances, lié à une activité rituelle et cultuelle, relative à un ou des dieux, en un espace sacré, par opposition à l’espace profane. Pourtant, pour citer Jean Bottero, l’historien, spécialiste de la Mésopotamie, « dans la religion Dieu vient assez tard et il n’est même pas nécessaire qu’il vienne » : il y a des religions sans dieu, et aussi des sociétés où la religion est partout, et ne se tient pas dans l’espace du temple, de l’église, de la mosquée. Pour résoudre la difficulté constituée par l’irréductible hétérogénéité des religions dans l’espace et le temps, on s’est avisé de la réduire à une ou des fonctions, fonctions psychologique ou sociale, ou encore idéologique. Loin de se caractériser par un contenu de croyance, elle se tiendrait dans la fonction qu’elle sert : rassurer et protéger de l’angoisse du lendemain, justifier l’ordre social et ses injustices, fonder la communauté sociale. Dans ces conditions, on peut penser une religion séculière, par exemple marxiste, et même tuer en son nom, comme le faisaient notamment les Brigades rouges. Mais n’est-ce pas passer à côté de ce qui distingue essentiellement la religion de toute autre forme de croyance ou d’adhésion ? La réduction fonctionnelle fait l’impasse sur la foi du croyant, et sa relation personnelle au sacré. Tenir compte de ce mysticisme propre à la religion, prendre acte de son irrationalité, c’est comprendre que la religion se tient dans un libre engagement de chacun dans une perspective existentielle de salut. En témoignerait aussi la floraison des religions « à la carte », syncrétiques et affranchies des institutions. Dès lors, il ne faudrait pas demander au croyant des raisons de croire. Pourtant on voit bien que la religion a intérêt à se placer à l’abri de toute critique : dire qu’elle se tient dans une relation personnelle de l’humain au sacré, n’est-ce pas l’exempter d’avoir à rendre compte du fanatisme religieux et de la quantité invraisemblable de crimes commis en son nom ? »

15/05/18
Évolution de la répartition des revenus et des profits
Jacques Calvet – Economie

Jacques Calvet*

Facundo Alvaredo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman (2017) se sont appuyé sur une nouvelle base de données (World Wealth and Income Database) pour observer quelles ont été les grandes tendances dans la répartition du revenu et dans la répartition du patrimoine à travers le monde depuis le début du vingtième siècle, mais en gardant la focale au niveau national ; ils n’ont analysé ni les inégalités mondiales de revenu, ni les inégalités mondiales de patrimoine. En l’occurrence, ils se sont tout particulièrement penchés sur les différences qui existent dans l’évolution des inégalités de revenu et de richesse aux Etats-Unis, en Chine, en France et au Royaume-Uni.

Alvaredo et ses coauteurs confirment que le revenu national par adulte a fortement augmenté ces dernières décennies : entre 1978 et 2015, il a augmenté respectivement de 811 %, 59 % et 39 % aux Etats-Unis, en Chine et en France. Pour autant, cette tendance dissimule des évolutions très différentes selon la position dans la répartition. En l’occurrence, le revenu des plus riches a augmenté plus rapidement que le revenu du reste de la population, si bien que les inégalités de revenu ont eu tendance à augmenter.

GRAPHIQUE 1  Part du revenu national détenue par les 1 % les plus riches en Chine, aux Etats-Unis et en France

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

La hausse des inégalités a en l’occurrence été particulièrement forte aux Etats-Unis ces dernières décennies [Piketty, Saez et Zucman, 2016]. En effet, la part du revenu national détenue par les 50 % les plus modestes a énormément diminué entre 1978 et 2015, puisqu’elle est passée de 20 % à 12 % (cf. graphique 2). Le revenu des 50 % les plus modestes a baissé de 1 % au cours de la période. Parallèlement, la part du revenu national détenue par les 1 % les plus riches est passée de 11 % à 20 % (cf. graphique 1). Autrement dit, la part du revenu national que détiennent les 50 % les plus modestes a été captée par les 1 % les plus riches. Dans les autres pays, notamment en Chine et surtout en France, la part détenue par les 50 % les plus modestes est restée bien plus élevée. En l’occurrence, en France, si les hauts revenus ont augmenté plus rapidement que le revenu moyen, les 50 % les plus modestes ont vu leur revenu s’accroître au même rythme que le revenu moyen, en l’occurrence de 39 % sur l’ensemble de la période entre 1978 et 2015.

GRAPHIQUE 2  Part du revenu national détenu par les 50 % les plus modestes en Chine, aux Etats-Unis et en France

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

En Chine, alors que les données d’enquêtes suggèrent que les 1 % les plus riches possèdent 6,5 % du revenu national, la combinaison de ces données d’enquêtes avec les données fiscales suggèrent que les 1 % les plus riches possèdent environ 13 % du revenu national (cf. graphique 1). Cette part pourrait même être sous-estimée en raison de l’évasion fiscale et des faiblesses des données fiscales et de la comptabilité nationale en Chine. Alors que les inégalités de revenu étaient très faibles à la fin des années soixante-dix, elles se rapprochent désormais des niveaux observés aux Etats-Unis.

GRAPHIQUE 3 La hausse des ratios patrimoine sur revenu en Chine, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne (richesse privée nette en % du revenu national)

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

Alvaredo et ses coauteurs confirment les observations de Thomas Piketty et Gabriel Zucman (2013) : le ratio rapportant la richesse privée nette sur le revenu national a augmenté dans presque tous les pays au cours des dernières décennies (cf. graphique 3). Cette dynamique n’a pas été affectée par la crise financière de 2008. Le ratio a tout particulièrement augmenté en Chine : la richesse privée nette représentait à peine plus de 100 % du revenu national en 1978 ; elle représentait 450 % en 2015. Ainsi, le ratio patrimoine sur revenu de la Chine se rapproche des niveaux observés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, où il dépasse les 500 %. Cette hausse généralisée des ratios patrimoine sur revenu a pu notamment s’expliquer par de forts taux d’épargne (s’expliquant quant à eux par des facteurs tels que le vieillissement démographique ou la hausse des inégalités), par une hausse des prix de l’immobilier et par une hausse des cours boursiers. Alvaredo et ses coauteurs mettent notamment l’accent sur le transfert de la richesse publique vers la richesse privée pour expliquer l’essor des ratios patrimoine sur revenu. Par exemple, en Chine, la part de la richesse publique dans la richesse nationale est passée de 70% à 35 % entre 1978 et 2015. Parmi les pays riches, c’est aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume-Uni que la richesse publique nette est devenue négative ; celle-ci n’est que légèrement positive en Allemagne et en France. Or cette dynamique peut contribuer à limiter la capacité des gouvernements à redistribuer les revenus et à contenir la hausse des inégalités.

GRAPHIQUE 4  Part du patrimoine national détenue par les 1 % les plus aisés en chine, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne

Comment ont évolué les répartitions nationales du revenu et du patrimoine depuis un siècle ?

source : Alvaredo et alii (2017)

Les parts du patrimoine détenues par les plus riches ont fortement augmenté aux Etats-Unis et en Chine au cours des dernières décennies, tandis qu’elles ont augmenté plus modérément en France et au Royaume-Uni (cf. graphique 4). Aux Etats-Unis, de plus fortes inégalités de revenu et une puissante stagnation des revenus pour les plus modestes ont pu contribuer à accroître fortement les inégalités de patrimoine. En Chine, la forte hausse des inégalités de patrimoine a pu s’expliquer par l’inégal accès des ménages chinois aux marchés boursiers. En France et au Royaume-Uni, la hausse des prix réels de l’immobilier ont pu avoir exercé un effet atténuateur, notamment pour les classes moyennes. Alvaredo et ses coauteurs jugent difficile de savoir si cette tendance à l’accroissement des inégalités de patrimoine va se poursuivre à l’avenir, dans la mesure où les inégalités de richesse dépendent des taux d’épargne entre les différents groupes de revenu et de richesse, de la répartition du revenu du travail, des taux de rendement de la richesse et de la progressivité de l’impôt sur le revenu et sur le patrimoine. Leurs simulations quantitatives suggèrent que les inégalités de richesse à long terme réagissent fortement à de faibles variations de ces paramètres. Autrement dit, les dynamiques des inégalités de patrimoine sont très instables à long terme.

 

Références

Alvaredo, Facundo, Lucas Chancel, Thomas Piketty, Emmanuel SAEZ & Gabriel ZUCMAN (2017), « Global inequality dynamics: New findings from WID.world », NBER, working paper, n° 23119, février.

PIKETTY, Thomas, Emmanuel SAEZ & Gabriel ZUCMAN (2016), « Distributional national accounts: Methods and estimates for the United States », NBER, working paper, n° 22945, décembre.

PIKETTY, Thomas, & Gabriel ZUCMAN (2013), « Capital is back: Wealth-income ratios in rich countries 1700-2010 », Paris School of Economics, document de travail.

*Professeur de sciences économiques à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012.

Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.

Spécialités : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.

15/05/18
Progression du pouvoir d’achat
Jacques Calvet

Jacques Calvet

Professeur de sciences économiques à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012.

Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.

Spécialités (entre autres) : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.

27/03/18
Le langage politique
Virginie Tisserant – Sociologie

Le Langage politique

Le langage traduit à la fois qui nous sommes et ce vers quoi nous tendons : sa portée métaphysique projette trois dimensions : Moi, l’Autre et mon rapport au Monde.

Fonction de communication, il induit un rapport à l’Autre, il est symbole, projection, stratégie, art et manière comme la politique, qui est l’art et manière de gouverner. Le langage transcrit et la politique organise. Il revient alors de s’interroger sur son essence même dans l’espace du système politique. Des fonctions de la communication en temps de crise, à la légitimation du discours, en passant par sa représentation symbolique, le langage politique ne peut être détaché de la notion même d’idéologie et donc de la praxis. Quand le discours est cette manifestation concrète, reflet d’une idéologie, d’une utopie ou d’une classe sociale, l’expression langagière, dans le jeu politique et son espace, est métaphoriquement le sanctuaire et symbole d’une lutte de pouvoirs.

Le langage réinvente, projette et traduit les mutations de notre société dans une logique de conquête.

*Doctorante en Histoire : Les nouvelles expressions politiques dans l’espace méridional au XXIème siècle Laboratoire Telemme AMU-CNRS
Diplômée de Sciences Politiques, IEP Aix-en-Provence

A lire :
Propaganda 
Comment manipuler l'opinion en démocratie 
Edward BERNAYS 
https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/docs/bernays-propaganda.pdf

20/03/18
L’économie du crime
René Teboul*

L’économie du crime

Conférences-débats de René Teboul

3ème séance : Répression ou légalisation

La criminalité prend des formes économiques particulières. Non seulement son volume prend de l’ampleur, accompagnant la mondialisation des échanges et des flux de capitaux, mais elle intervient aussi dans le financement de l’économie légale. Dans cette série de séances, nous nous proposons d’essayer d’en évaluer l’ampleur et ses répercussions sur la réalité économique et sociale, puis d’essayer de voir comment l’analyse économique peut répondre à son développement, et enfin nous tenterons de comprendre comment la société peut y faire face, soit en réprimant les activités criminelles, soit en les légalisant.

*René Teboul est Maître de conférences (retraité) de l’Université de la Méditerranée, habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

Bibliographie

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Pino Arlacchi, La mafia imprenditrice, Il Mulino, 1983.

Pino Arlacchi, Buscetta, la mafia par l’un des siens, éditions du Félin, 1996.

Guisepe d’Avanzo et Attilio Bolzoni, Le serpent : Toto Riina le maître de Cosa Nostra, Editions du Toucan, 2009.

Dan Baum, Smoke and mirrors, The war on drugs and the politics failure, Little Brown and Co, 1996.

Dan Baum, Legalize it all, Harper’s magazine, April 2016.

Gary S. Becker, “Crime and punishment : an economic approach”, Journal of Political Economy, 1968.

Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, Bossange, 2 volumes, 1825-1826.

Max Chaleil, Prostitution, le désir mystifié, éditions Parangon, 2002

Clotilde Champeyrache, Quand la mafia se légalise, Pour une approche économique institutionnaliste, CNRS éditions, 2016.

Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses, Plon, 1958.

Thierry Colombié, La french connection, les entreprises criminelles en France, Non lieu éditions, 2012.

Olivier Dabène, Les narcodémocraties andines, les études du CERI, n° 20, septembre 1996.

John Dickie, Cosa nostra : l’histoire de la mafia sicilienne, Buchet-Chastel, 2007.

William Dugger, Power : an insitutionnal framework of analysis, Journal of Economics issues, 14, pp. 897-907, 1980.

Francesco Forgione, Mafia export, Actes sud, 2010.

Richard Freeman, “The economics of crime”, in Handbook of labor economics, volume 3, Elsevier.

Global Financial Integrity, Transnational Crime and the Developping world, 2017.

Heishman SJ, Arasteh K, Stitzer ML. Comparative effects of alcohol and marijuana on mood, memory, and performance. Pharmacol Biochem Behav. 1997;58(1):93–101

James B. Jacobs, Mobsters, Unions and Feds, The Mafia and the American Labor Movement, New York University Press, 2006.

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Xavier Lameyre, Le glaive sans la balance, Grasset, 2012

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Roberto Saviano, Extra pure, voyage dans l’économie de la cocaïne, Gallimard, 2014.

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Peter Dale ScottDrugs, oil, and war: the United States in Afghanistan, Colombia, and Indochina, Rowman & Littlefield, 2003

AF Shariff, M Rhemtulla (2012) Divergent Effects of Beliefs in Heaven and Hell on National Crime Rates. PLoS ONE 7(6): e39048. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0039048

Anthony Summers, Le plus grand salaud d’Amérique : J. E. Hoover, patron du FBI, Le seuil, 1995.

UNODC, Global study on homicide, 2013.

UNODC, Global report on trafficking in persons, 2016

UNODC, Rapport 2016 sur les drogues.

Ed Vulliamy, Amexica – la guerre contre le crime organisé sur la frontière Etats-Unis / Mexique, Albin Michel, 2013.

Peter Ward Fay, The opium war 1840-1842, University of North Carolina press, 1997

Howard Zinn, Une histoire du peuple des Etats-Unis, Agone, 2002.