Archives de catégorie : Économie

23/05/17
Le travail : Emploi et activité – 1/2
Jacques Calvet*

Emploi et travail sont deux concepts différents, souvent confondus à tort, tant la norme d’emploi, qui s’est étendue à tout type de travail dans nos sociétés industrielles marchandes, a imprégné les esprits. En effet, on peut avoir un emploi et ne pas travailler : c’est le cas de l’ouvrier en chômage partiel qui a un emploi, mais qui, temporairement, ne travaille pas. On peut aussi travailler et ne pas avoir d’emploi : c’est le cas de la mère de famille qui n’est pas rémunérée pour les services qu’elle rend. Elle dépend du revenu du mari, qui lui donne indirectement droit à la protection sociale.

*Jacques Calvet, professeur de sciences économiques d’abord à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012. Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.
Spécialités (entre autres) : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.

15/05/17
Les pensées dominées : Marx et Keynes – 3/5
Renato Di Ruzza* – Economie

Les pensées dominées : Marx et Keynes

Depuis plus de trente ans, un courant de pensée domine en économie : c’est l’idéologie scientifique « néoclassique », qui croit à un « équilibre général des marchés » et entretient des liaisons très étroites avec le néolibéralisme. Pourtant, le fait est qu’il n’existe pas, à l’intérieur du courant dominant, de théorie de la crise. En clair, l’idéologie du capitalisme non seulement ne prend pas la crise pour objet d’étude, mais encore n’est pas en mesure d’expliquer la crise du capitalisme réellement existant. Les rares économistes orthodoxes qui s’y intéressent l’analysent d’ailleurs à partir de facteurs toujours extérieurs aux marchés, venant perturber les mécanismes de correction automatique par les prix. Pour eux, la concentration de la propriété privée et la logique de maximisation du profit individuel ne sont pas des problèmes.

* Renato Di Ruzza est Docteur d’Etat, Maître de Conférences, Agrégé des Universités membre du Centre d’épistémologie et d’ergologie comparatives (UMR CNR
Professeur des universités en sciences économiques
Economiste, ancien directeur scientifique à l’Iseres 
Ancien directeur du département d’ergologie de l’université de Provence 

 

02/05/17
La pensée dominante : le libéralisme néoclassique – 2/3
Renato Di Ruzza* – Economie

À partir du dernier quart du XIXe siècle, et tout au long du XXe siècle, le courant dit « néo-classique » va progressivement devenir dominant. Si les thèmes de rupture avec les classiques rassemblent les auteurs de ce courant, celui-ci est traversé par de nombreuses écoles qui divergent sur l’analyse de la valeur, de l’emploi, de la politique économique et, de façon générale, sur l’efficacité des marchés.

* Renato Di Ruzza est Docteur d’Etat, Maître de Conférences, Agrégé des Universités membre du Centre d’épistémologie et d’ergologie comparatives
Professeur des universités en sciences économiques
Economiste, ancien directeur scientifique à l’Iseres 
Ancien directeur du département d’ergologie de l’université de Provence 

25/04/17
L’histoire de l’économie politique – 1/3
Renato Di Ruzza* – Economie

Pensée économique et luttes de classes

La notion de classe sociale fait partie du lexique sociologique courant. L’analyse marxiste en fait une pièce centrale de la critique du capitalisme, en mettant l’accent sur la distance entre les groupes sociaux, qui sont fermés les uns aux autres. Marx parle de classe sociale pour désigner un groupe de grande dimension rassemblant des individus se ressemblant socialement. Les membres d’une même classe sociale se caractérisent par une même place dans les rapports de production, un mode de vie et des ressources propres, le sentiment d’appartenir à ce groupe, et une certaine capacité de mobilisation.

La position qu’occupent les individus dans le processus de production définit leur classe sociale. Elle est liée à une organisation objective lorsque ses membres ont le sentiment d’appartenir à un groupe ayant des intérêts en commun à défendre face à un ennemi clairement identifié. Elle est liée à la conscience collective.

La lutte des classes est au cœur du mode de production capitaliste, caractérisé par l’apparition du salariat et l’antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat.

* Renato Di Ruzza

10/01/17
Le Capital du 21ème siècle de Thomas Piketty 2/3
Economie – Bernard Tabuteau

Document de présentation proposé par Bernard Tabuteau

Télécharger au format pdf en cliquant sur le lien ci-dessous :

PIKETTY UPPAE

LE CAPITAL DU XXIe SIECLE

« Livre le plus important de la décennie » (Krugman), traduit en 40 langues

Piketty replace son analyse du capital au 21ème siècle dans une histoire générale du patrimoine et des inégalités depuis le début 18ème siècle.

Il montre que le Capital a eu tendance tout au long de son histoire à produire des niveaux d’inégalité croissants parce que le rendement du Capital (r) excède le taux de croissance du Revenu national (g). C’est la contradiction centrale du Capital.

La richesse par le patrimoine s’accroît par les revenus qu’il génère à un rythme supérieur à celui des revenus salariaux. C’est la cause principale de l’importance du patrimoine / aux revenus. Continuer la lecture de 10/01/17
Le Capital du 21ème siècle de Thomas Piketty 2/3
Economie – Bernard Tabuteau

03/01/17
Le Capital du 21ème siècle de Thomas Piketty 1/3
Economie – Bernard Tabuteau

 

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Présentation de la thèse centrale du livre « Le Capital du 21ème siècle » de Thomas Piketty (1/3)

Présentation de la thèse centrale du livre : le taux de rendement du capital est supérieur à celui du revenu national et début de présentation de l’évolution du rapport entre le patrimoine et le revenu national

Thomas Piketty enseignant-chercheur en économie publie en 2013 un ouvrage majeur de plus de 900 pages « Le Capital du 21ème siècle ». Cet ouvrage a connu un grand succès, notamment en France et aux EU, et a été traduit dans 40 langues.

Continuer la lecture de 03/01/17
Le Capital du 21ème siècle de Thomas Piketty 1/3
Economie – Bernard Tabuteau

Le chômage : concept et définition
Jacques Calvet

Jacques Calvet

Le chômage peut être défini comme l’état d’inactivité d’une personne souhaitant travailler. Cette définition du chômage connaît de nombreuses variantes et son concept donne toujours lieu à des controverses théoriques et statistiques.

Le chômage est souvent considéré comme résiduel et volontaire jusqu’au début du XXe siècle.

L’euro, qu’est-ce que c’est?
Comment ça marche – Jacques Calvet

Conférence de Jacques Calvet

Euro

L’euro est la monnaie unique qui a remplacé en 1999 les monnaies nationales de plusieurs États membres de l’Union européenne (UE), qui forment la « zone euro ».

Au 1er janvier 2015, celle-ci regroupe 19 des 28 États membres : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, Luxembourg, les Pays-Bas et le Portugal (ces 11 États depuis janvier 1999), la Grèce (depuis le 1er janvier 2001), la Slovénie (depuis le 1er janvier 2007), Chypre et Malte (depuis le 1er janvier 2008), la Slovaquie (depuis le 1er janvier 2009), l’Estonie (depuis le 1er janvier 2011), la Lettonie (depuis le 1er janvier 2014) et la Lituanie (depuis le 1er janvier 2015).

Histoire de l’économie politique
Renato Di Ruzza

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Adam Smith disait

(Introduction au livre IV de la Richesse des nations)  :

« L’économie politique, considérée comme branche de la science de l’homme d’Etat et du législateur, se propose deux objets distincts d’abord de fournir à la nation un abondant revenu ou de larges moyens de subsistance, ou plus exacteAment de mettre la nation en mesure de se les procurer à elle-même; en second lieu, de pourvoir l’Etat ou la communauté d’un revenu suffisant pour rémunérer les services publics. Elle a pour but d’enrichir à la fois la nation et le souverain. »
En savoir plus sur : http://www.cosmovisions.com/economie.htm#kVDuZ1tkuOCKjaI5.99

Histoire de l’économie politique
Renato Di Ruzza – Économie politique

Renato Di Ruzza

« Lorsque nous nous faisons sur les conditions de la vie économique des idées fausses ; lorsque nous ne nous rendons compte ni de la façon dont se forme la richesse, ni de la façon dont elle se conserve ou se perd ; lorsque nous ne comprenons ni la nature ni le rôle du travail, du capital, des machines, du commerce ou de la monnaie ; lorsque nous nous figurons, comme il est trop facile de le faire sur de premières apparences, que l’on peut à volonté, par la force (ou par la loi, qui n’est qu’une des formes de la force), modifier d’un instant à l’autre la richesse d’une’ société et en donner à chacun une part à sa convenance ; lorsque nous ignorons, en un mot, qu’il y a des lois naturelles de ces choses et que l’accroissement de la prospérité commune ne s’obtient que par le développement naturel des activités individuelles mieux dirigées, nous sommes à la merci de tous les mirages de l’alchimie sociale, et fatalement nous devenons les artisans de notre propre malheur ou les fauteurs du malheur d’autrui ».

http://www.uppae.fr/cours/toutes-les-seances/Economie politique2

05/04/16
L’indice des prix, l’inflation, l’incidence de l’euro
Jacques Calvet

Economie

Jacques Calvet

L’indice des prix, l’inflation, l’incidence de l’euro (1/3)images

Dans une économie de marché, les prix des biens et des services peuvent varier. Certains prix augmentent, d’autres diminuent. On parle d’inflation lorsqu’il y a une hausse généralisée des prix, et non pas seulement de certains produits. Il en résulte que vous pouvez acheter moins de biens et de services pour un euro. Inversement, un euro vaut moins qu’avant.

Certains prix varient plus que d’autres

Pour le calcul de la hausse moyenne des prix, on attribue aux prix des produits représentant une partie importante de nos dépenses – par exemple l’électricité – un poids plus grand qu’à ceux des produits pour lesquels nous dépensons moins – par exemple le sucre ou les timbres-poste.

Crise économique, crise de la dette publique
en UE et en France, où en est-on?

Economie politique

Bernard Tabuteau

La crise de la dette publique de nombreux  pays industrialisés commence avec la crise financière de 2008. Pour tenter de soutenir leur économie, les gouvernements des pays en difficulté utilisent les leviers budgétaires.
Mais l’augmentation des dépenses publiques s’accompagne mécaniquement d’un alourdissement des déficits budgétaires sans qu’il n’y ait de reprise de la croissance.

Au contraire, la crise financière révèle surtout les déséquilibres structurels de certaines économies. Elle contraint plusieurs États dont la Grèce à demander l’assistance des pays de la zone Euro.

L’unité de l’Union européenne est menacée, d’autant plus qu’une nouvelle donne entre en lice : les anticipations des agents économiques sur les marchés financiers.

23/02/16
Sortir de la logique de croissance
Un nouveau modèle de développement est-il possible ?
Bernard Tabuteau – Économie politique

mardi 23 février 2016

19 à 21 heures

Economie politique

Bernard Tabuteau
traitera le thème :

Sortir de la logique de croissance

Un nouveau modèle de développement est-il possible ?

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Sortir de la logique de croissance
Un nouveau modèle de développement est-il possible ?
Bernard Tabuteau – Économie politique