Archives de catégorie : Philosophie

La philosophie, du grec ancien φιλοσοφία (composé de φιλεῖν, philein : « aimer » ; et de σοφία, sophia : « sagesse »)1, signifie littéralement : « l’amour de la sagesse ». C’est une activité et une discipline existant depuis l’Antiquité en Occident et en Orient, se présentant comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l’existence humaine. Différents buts peuvent lui être attribués : la recherche de la vérité ; la méditation sur le bien, le beau, le juste ; la quête du sens de la vie et du bonheur.

Au sens aristotélicien et médiéval, la philosophie est une science, la science des premiers principes et des premières causes2.

Au sens moderne et pour une bonne partie des philosophes contemporains, la philosophie n’est pas un savoir, ni un ensemble de connaissances, mais une démarche de réflexion sur les savoirs disponibles3. Ancrée dès ses origines dans le dialogue et le débat d’idées, elle peut se concevoir comme une activité d’analyse, de définition, de création ou de méditation sur des concepts.

14/03/17
La civilisation comme éloignement à soi – 2/2
Bernard Lamizet* – Philosophie

 

– L’alientité : c’est, le titre d’un livre que Bernard Lamizet a publié il y a deux ans, qui désigne cette logique distanciée de l’identité dans laquelle le sujet s’inscrit dans l’expérience du langage
– Le langage désigne ce qui structure la culture, c’est-à-dire, justement, ce qui est transmis au sujet par l’autre.

Bernard Lamizet *, professeur de Sciences de l’information et de la communication à l’Institut d’études politiques de Lyon

07/03/17
La civilisation comme éloignement à soi – 1/2
Bernard Lamizet* – Philosophie

La civilisation comme éloignement à soi

– Rimbaud dans La Lettre du Voyant, : « Je est un autre »
– La médiation comme dialectique entre le singulier et le collectif : en s’inscrivant comme sujet social dans l’espace public, le sujet singulier cesse de n’être que singulier en appartenant au collectif, et, en ce sens, par le langage, qui fonde son inscription dans la société, il se met à distance de soi
– La communication intersubjective se fonde sur l’identification symbolique du sujet à l’autre (le moment que désigne Lacan comme le stade du miroir), ce qui est une forme initiale de distanciation
– Le réel, le symbolique et l’imaginaire : il s’agit, toujours, selon Lacan, des trois champs dans lesquels se met en œuvre l’expérience du sujet. Le réel et l’imaginaire sont ce qui lui est propre (le réel, c’est la contrainte qui lui est imposée et l’imaginaire, c’est le réel qui n’existe pas) et le symbolique, le langage, c’est ce qu’il partage avec l’autre, c’est le champ de la relation.

 

 

28/02/17
Le langage du corps
Chloé Di Cintio – Philosophie

          

Le langage du corps

Freud vs Groddeck
Leur conception de l’être humain, de la place et des relations entre corps et esprit font écho au débat amorcé dès l’antiquité entre dualisme et monisme.
Ces deux penseurs manient pour soutenir leurs thèses respectives, le discours scientifique et systématique d’une part et inspiré et globalisant d’autre part. Fascinés l’un par l’autre, ils ne cesseront de s’entretenir, à travers une correspondance touffue sans probablement jamais se comprendre.
A partir d’eux d’autres courants de pensée émergeront pour continuer de mettre en tension et en question le langage et le corps.
Il s’agira de présenter ces précurseurs de la psychosomatique et de questionner leurs apports respectifs.

13/12/16
Le Contrat social 2/2
Philosophie – Luisa Marquès Dos Santos

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Éléments de présentation de la théorie du contrat social chez Rousseau

Lecture et commentaire de quelques extraits de « Du Contrat social » de J.J. Rousseau.

Du Contrat Social ou Principes du droit politique est un ouvrage de philosophie politique écrit par Jean-Jacques Rousseau, publié en 1762.  Ce texte, justement célèbre, tout à la fois s’inscrit dans l’héritage des penseurs contractualistes antérieurs, et les critique profondément. Nous allons très succinctement étudier quelques textes de cet ouvrage afin de dégager les fondements de la théorie contractualiste de Rousseau.

15/11/16
Philosophie analytique du langage 2/2
Philosophie – Anaïs Simon

Quelques erreurs historiques en philosophie ou Comment être certain de ne pas dire n’importe quoi.

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Certaines des thèses les plus fameuses de l’histoire de la philosophie, comme le “ Je pense, donc je suis ” du Discours de la méthode, pourraient s’avérer sinon fausses, du moins totalement insensées, aussi insensées que l’une des dernières répliques de Smith dans La Cantatrice chauve : “ Le pape dérape! Le pape n’a pas desoupape. La soupape a un pape. ” Continuer la lecture de 15/11/16
Philosophie analytique du langage 2/2
Philosophie – Anaïs Simon

08/11/16
Philosophie analytique du langage 1/2
Philosophie – Anaïs Simon

Comment parler de son corps ?
Ai-je ou suis-je un corps ? 

ying_yangA propos de ce corps que nous appelons “ notre corps ”, nous nous trouvons paradoxalement face à une véritable difficulté philosophique. Continuer la lecture de 08/11/16
Philosophie analytique du langage 1/2
Philosophie – Anaïs Simon

27/09/16
Le sujet connaissant, pratique et esthétique
Le sujet démocratique 3/3

Philosophie –video
Conférence donnée par Monique Pillant.

« La création par les grecs de la politique et de la philosophie est la première émergence historique du projet d’autonomie collective et individuelle. Si nous voulons être libres nous devons faire notre nomos1. Si nous voulons être libres, personne ne doit pouvoir nous dire ce que nous devons penser.
Continuer la lecture de 27/09/16
Le sujet connaissant, pratique et esthétique
Le sujet démocratique 3/3

20/09/16
Le sujet connaissant
Quels sujets sommes-nous ? 2/3

Philosophie – video

Céline Acker

le-sujet-connaissant-2Le rapport théorique au monde doit et peut cependant être mis en question dès lors qu’il se présente comme rapport exclusif. Faire cela, c’est alors réhabiliter le point de vue de la sensibilité, contre le seul point de vue de la connaissance. En quel sens la sensibilité révèle-t-elle une dimension fondamentale des sujets que nous sommes ?

Quelques citations

Deux choses remplissent l’esprit d’une admiration et d’une vénération toujours nouvelle et croissante à mesure de la fréquence et de la persévérance avec laquelle la réflexion s’y attache. Le ciel étoilé au dessus de moi et la loi morale en moi.
Ces deux choses, je n’ai pas à les chercher. Comme si elles étaient enveloppées de ténèbres ou situées dans une région transcendante, au-delà de mon horizon. Et je n’ai pas à les conjecturer, je les vois devant moi , je les rattache immédiatement à la conscience de mon existence.

E. Kant

Être un corps. A la fois troupeau et berger, celui qui reçoit et qui ordonne. Le corps est pluriel et l’enjeu de la philosophie est de valoriser la pluralité au détriment d’une unité qui ne serait que rationnelle.

F. Nietsche

Maintenir la praticabilité d’un monde. Pouvoir s’y tenir au milieu d’autres sans le rendre impossible.

Nous étudierons des textes de Platon, Aristote, Kant, Marx, Nietzsche, Heidegger et Merleau-Ponty. Continuer la lecture de 20/09/16
Le sujet connaissant
Quels sujets sommes-nous ? 2/3

13/09/16
Le sujet connaissant, pratique et esthétique
Céline Acker

13 septembre 2016 Philosophie – video
Céline Acker


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Le sujet connaissant
« Tous les hommes désirent naturellement savoir », affirme Aristote, en Métaphysique, A, 1.
Mais c’est surtout une phrase que l’on entend souvent et qui renvoie à une expérience commune. On peut penser, entre autres exemples, à l’enfant qui spontanément demande comment et pourquoi les choses sont – ou plus simplement fonctionnent – ainsi et non autrement. Qu’est-ce qu’être rationnel ? Quels sujets théoriques sommes-nous ? Pourquoi cherchons-nous sans cesse à organiser notre expérience ? Au fond, en quel sens la connaissance constitue-t-elle un horizon fondamental de notre existence ?

 

21/06/16
La désobéissance civile 2/2
Philosophie – Chloé di Cintio

Partie 2 _ 21/06/16 1:38:14
Nous croyons également: «que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout» et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu’ils auront..

 

Petit traité de désobéissance

De grand cœur, j’accepte la devise : «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins» et j’aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également: «que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout» et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu’ils auront. Tout gouvernement n’est au mieux qu’une «utilité» mais la plupart des gouvernements, d’habitude, et tous les gouvernements, parfois, ne se montrent guère utiles. Les nombreuses objections — et elles sont de taille — qu’on avance contre une armée permanente méritent de prévaloir; on peut aussi finalement les alléguer contre un gouvernement permanent. L’armée permanente n’est que l’arme d’un gouvernement permanent. Le gouvernement lui-même — simple intermédiaire choisi par les gens pour exécuter leur volonté —, est également susceptible d’être abusé et perverti avant que les gens puissent agir par lui.

Henry David Thoreau2121

07/06/16
La désobéissance civile 1/2
Philosophie – Chloé di Cintio

Partie 1 _ 07/06/16 1:28:01
De grand cœur, nous acceptons la devise : «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins».

 

 

 

Petit traité de désobéissance

De grand cœur, j’accepte la devise : «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins» et j’aimerais la voir suivie de manière plus rapide et plus systématique. Poussée à fond, elle se ramène à ceci auquel je crois également: «que le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout» et lorsque les hommes y seront préparés, ce sera le genre de gouvernement qu’ils auront. Tout gouvernement n’est au mieux qu’une «utilité» mais la plupart des gouvernements, d’habitude, et tous les gouvernements, parfois, ne se montrent guère utiles. Les nombreuses objections — et elles sont de taille — qu’on avance contre une armée permanente méritent de prévaloir; on peut aussi finalement les alléguer contre un gouvernement permanent. L’armée permanente n’est que l’arme d’un gouvernement permanent. Le gouvernement lui-même — simple intermédiaire choisi par les gens pour exécuter leur volonté —, est également susceptible d’être abusé et perverti avant que les gens puissent agir par lui.

Henry David Thoreau

 

29/03/16
L’autonomie individuelle et sociale d’après Castoriadis
Annick Stevens – Philosophie

Cornelius Castoriadis est un philosophe, économiste et psychanalyste français d’origine grecque, mort le 26 décembre 1997 à Paris.

Il consacra une grande part de sa réflexion à la notion d’autonomie, dont il proposa une conceptualisation particulière et qu’il défendit en élaborant un « projet d’autonomie », projet de société visant l’autonomie individuelle et collective, soit une démocratie « radicale », qu’il opposait à l’hétéronomie, constitutive selon lui des sociétés religieuses et traditionnelles, des régimes capitalistes mais aussi du régime de l’URSS.

Son œuvre témoigne de la variété des champs disciplinaires auxquels il s’intéressa : l’épistémologie, l’anthropologie, la politique, l’économie, l’histoire, ou encore la « théorie de l’âme », voire la psychanalyse.