Archives de catégorie : Socio-économie

18/10/19
La crise du politique
René Teboul

Crise du politique

René Teboul*

Le mouvement des gilets jaunes est considéré comme une crise du politique. Mais il n’en est qu’un aspect particulier. Cette crise du politique, même si elle prend un aspect aigu en France, est plus généralement la conséquence de la dérive des formes de la démocratie représentative. On peut la relier à la crise économique de 2008 dont les comptes n’ont pas été encore soldés. A l’ère de la mondialisation, on parle de post démocratie pour désigner ce système de gestion du politique qui finalement se passe des électeurs, qu’on appelle cela la gouvernance, la dictature des experts ou de Bruxelles, le résultat est le même et se traduit aussi bien par une méfiance de plus en plus grande vis-à-vis des politiciens de profession qu’une forme d’impuissance de la classe politique face aux dérives des marchés. C’est ce qui explique que l’abstention aux élections européennes soit aussi élevée, ou encore qu’un peu partout soit revendiqué l’avènement d’une forme de démocratie directe à inventer, mais clairement en opposition à la démocratie représentative. On remarque aussi que dans le même temps, les partis et les syndicats et les autres corps intermédiaires ne semblent plus jouer le rôle qui était le leur par le passé.

Comment les autorités, légalement dépositaires de la force, tentent d’y faire face en cherchant à contourner leur perte de légitimité dans l’opinion. On verra que cette perte de légitimité touche non seulement l’instance politique, mais aussi les institutions qui la supportent comme les médias, la justice ou la police. l’exemple le plus fort est sans doute la dérive autoritaire, pour ne pas dire plus, du régime macronien.

*René Teboul est Maître de conférences de l’Université de la Méditerranée (retraité), habilité à diriger des recherches, Directeur de recherche au CEFI-CNRS

17/10/17
Le concept de travail – 2 / 2
Pierre Bachman*

Avec Pierre Bachman*

Le concept du travail peut être abordé sous plusieurs perspectives. Sa définition basique indique qu’il s’agit de la mesure de l’effort fait par les êtres humains. Du point de vue néoclassique de l’économie, par exemple, le travail est l’un des trois facteurs de la production, ainsi que la terre et le capital.

*Ingénieur École centrale de Marseille
Diplômé d’analyse pluridisciplinaire des situations de travail de l’université de Provence

Chef du service de mécanique des chaussées du laboratoire régional des ponts et chaussées d’Aix-en-Provence

Au sein de l’université de Provence, a participé à la fondation de « l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail » qui a donné naissance à l’ergologie sous l’impulsion d’Yves Schwartz, de Daniel Faïta, de Jacques Durafour.
Membre du conseil d’administration de cette université pendant une dizaine d’années.

Membre du conseil économique et social de la région PACA de 1990 à 2001

1999 à 2010 : participation à deux importantes recherches européennes sur les thèmes du travail, du droit, du développement des capacités des hommes et des territoires en Europe sous la direction de Robert Salais, économiste, professeur à l’École normale supérieure de Cachan (respectivement intitulées « Eurocap » et « Capright »).

Auteur de contributions, rapports et publications dans diverses revues, sur les questions de l’emploi, de la démocratie, du droit, du travail.

Biographie

  • « Développer Les Capacités des hommes et des territoires en Europe » ouvrage collectif sous la direction de Robert Salais et Robert Villeneuve aux éditions de l’ANACT , février 2006,
  • Articles intitulés « Besoins Sociaux, développement, territoire et plein-emploi solidaire ».
  • Étude « Sur Le Travail remettons nous à l’ouvrage » septembre 2007, article dans le journal « L’Humanité » du 19 octobre 2012 : « Passer de l’employabilité à une sécurité sociale du travail »,
  • Revue « Économie Et Politique » de janvier – février 2013 article « De l’emploi à la sécurité sociale du travail, de la souffrance aux dynamiques du travail ».

10/10/17
Le concept de travail – 1 / 2
Pierre Bachman*

Avec Pierre Bachman*

Le concept du travail peut être abordé sous plusieurs perspectives. Sa définition basique indique qu’il s’agit de la mesure de l’effort fait par les êtres humains. Du point de vue néoclassique de l’économie, par exemple, le travail est l’un des trois facteurs de la production, ainsi que la terre et le capital.

*Ingénieur École centrale de Marseille
Diplômé d’analyse pluridisciplinaire des situations de travail de l’université de Provence

Chef du service de mécanique des chaussées du laboratoire régional des ponts et chaussées d’Aix-en-Provence

Au sein de l’université de Provence, a participé à la fondation de « l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail » qui a donné naissance à l’ergologie sous l’impulsion d’Yves Schwartz, de Daniel Faïta, de Jacques Durafour.
Membre du conseil d’administration de cette université pendant une dizaine d’années.

Membre du conseil économique et social de la région PACA de 1990 à 2001

1999 à 2010 : participation à deux importantes recherches européennes sur les thèmes du travail, du droit, du développement des capacités des hommes et des territoires en Europe sous la direction de Robert Salais, économiste, professeur à l’École normale supérieure de Cachan (respectivement intitulées « Eurocap » et « Capright »).

Auteur de contributions, rapports et publications dans diverses revues, sur les questions de l’emploi, de la démocratie, du droit, du travail.

Biographie

  • « Développer Les Capacités des hommes et des territoires en Europe » ouvrage collectif sous la direction de Robert Salais et Robert Villeneuve aux éditions de l’ANACT , février 2006,
  • Articles intitulés « Besoins Sociaux, développement, territoire et plein-emploi solidaire ».
  • Étude « Sur Le Travail remettons nous à l’ouvrage » septembre 2007, article dans le journal « L’Humanité » du 19 octobre 2012 : « Passer de l’employabilité à une sécurité sociale du travail »,
  • Revue « Économie Et Politique » de janvier – février 2013 article « De l’emploi à la sécurité sociale du travail, de la souffrance aux dynamiques du travail ».

12/09/17
Mondialisation et classes sociales – 2 / 3
Renato Di Ruzza*

La mondialisation bouleverse l’ordre économique et aussi les rapports sociaux. Elle ébranle ou renforce les anciennes hiérarchies, produit de nouveaux clivages entre les classes, ouvre aussi des possibilités de mobilité sociale.
Aborder la mondialisation sous l’angle de la stratification sociale permet de rompre avec une vision trop homogénéïsante de la globalisation et apporte des perspectives nouvelles dans l’analyse des structures sociales.
Comment se sont construits historiquement des rapports inégaux à l’espace mondial ? Assiste-t-on à une recomposition des bourgeoisies nationales sous l’effet de l’ouverture des frontières ? Peut-on parler de l’émergence d’une classe dominante internationale ? Les classes populaires sont-elles dans un rapport de simple dépossession face à ce processus ? L’immigration peut-elle susciter une mondialisation par le bas ? Pourquoi les classes moyennes sont-elles les plus engagées dans les causes internationales ? Qu’est devenu l’internationalisme du mouvement ouvrier ?

 

* Renato Di Ruzza est Docteur d’Etat, Maître de Conférences, Agrégé des Universités,  membre du Centre d’épistémologie et d’ergologie comparatives (UMR CNR
Professeur des universités en sciences économiques
Êconomiste, ancien directeur scientifique à l’Iseres 
Ancien directeur du département d’ergologie de l’université de Provence 

05/09/17
Mondialisation et classes sociales – 1 / 3
Renato Di Ruzza*

La mondialisation bouleverse l’ordre économique et aussi les rapports sociaux. Elle ébranle ou renforce les anciennes hiérarchies, produit de nouveaux clivages entre les classes, ouvre aussi des possibilités de mobilité sociale.
Aborder la mondialisation sous l’angle de la stratification sociale permet de rompre avec une vision trop homogénéïsante de la globalisation et apporte des perspectives nouvelles dans l’analyse des structures sociales.
Comment se sont construits historiquement des rapports inégaux à l’espace mondial ? Assiste-t-on à une recomposition des bourgeoisies nationales sous l’effet de l’ouverture des frontières ? Peut-on parler de l’émergence d’une classe dominante internationale ? Les classes populaires sont-elles dans un rapport de simple dépossession face à ce processus ? L’immigration peut-elle susciter une mondialisation par le bas ? Pourquoi les classes moyennes sont-elles les plus engagées dans les causes internationales ? Qu’est devenu l’internationalisme du mouvement ouvrier ?

 

* Renato Di Ruzza est Docteur d’Etat, Maître de Conférences, Agrégé des Universités,  membre du Centre d’épistémologie et d’ergologie comparatives (UMR CNR
Professeur des universités en sciences économiques
Êconomiste, ancien directeur scientifique à l’Iseres 
Ancien directeur du département d’ergologie de l’université de Provence 

23/05/17
Le travail : Emploi et activité – 1/2
Jacques Calvet*

Emploi et travail sont deux concepts différents, souvent confondus à tort, tant la norme d’emploi, qui s’est étendue à tout type de travail dans nos sociétés industrielles marchandes, a imprégné les esprits. En effet, on peut avoir un emploi et ne pas travailler : c’est le cas de l’ouvrier en chômage partiel qui a un emploi, mais qui, temporairement, ne travaille pas. On peut aussi travailler et ne pas avoir d’emploi : c’est le cas de la mère de famille qui n’est pas rémunérée pour les services qu’elle rend. Elle dépend du revenu du mari, qui lui donne indirectement droit à la protection sociale.

*Jacques Calvet, professeur de sciences économiques d’abord à Grenoble, Université Pierre-mendès-France, jusqu’en 1999, puis à l’Université d’Avignon de 1999 à 2012. Doyen de la Faculté de sciences économiques de Grenoble de 1991 à 1997.
Spécialités (entre autres) : économie spatiale, économie industrielle, économie monétaire.

Le chômage : concept et définition
Jacques Calvet

Jacques Calvet

Le chômage peut être défini comme l’état d’inactivité d’une personne souhaitant travailler. Cette définition du chômage connaît de nombreuses variantes et son concept donne toujours lieu à des controverses théoriques et statistiques.

Le chômage est souvent considéré comme résiduel et volontaire jusqu’au début du XXe siècle.

La troisième guerre mondiale est sociale de Bernard THIBAULT

Depuis plus de trente ans, la version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu intouchable qui s’étend progressivement à tous les domaines de la vie des pays de la planète.
Cette bataille économique, menée à l’échelle du globe, a fait de l’embauche des travailleurs au moindre coût et sans normes protectrices sa ligne directrice. Les dégâts humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes et la plupart du temps invisibles.
Ainsi 40 % des travailleurs dans le monde n’ont pas de contrat de travail, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler et ne bénéficient pas de l’éducation, des travailleurs chinois sont employés dans des conditions infrahumaines, depuis 2012, plus de 1200 travailleurs népalais et indiens sont morts sur les chantiers de construction des stades de la coupe du monde de football, en France des travailleurs détachés sont payés 300 euros par mois… Comment sortir de ces régressions ?
Ancien secrétaire général de la CGT et désormais membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT), Bernard Thibault dénonce dans cet ouvrage ce culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l’autel de la concurrence. Contrairement au sentiment largement répandu, la solution à cette dérive n’est pas le repli sur soi nationaliste mais la promotion de l’égalité des êtres humains par l’adoption dans les divers pays du monde de normes protectrices tant du point de la rémunération par un salaire décent qu’en termes de conditions de travail.
En indiquant comment les normes de l’Organisation internationale du travail peuvent devenir un levier pour faire progresser les droits sociaux dans le monde, Bernard Thibault ouvre un chemin : à l’opposé des sirènes nationalistes qui voudraient les opposer, les travailleurs et leurs syndicats ont des atouts pour sortir de la guerre mondiale sociale en s’unissant pour construire un monde guidé par le respect des droits humains.

L’AUTEUR
Bernard Thibault est membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il a été secrétaire général de la CGT de 1997 à 2013.

© Hannah Assouline
EN LIBRAIRIE DEPUIS LE 15 AVRIL 2016
La troisième guerre mondiale est sociale de Bernard THIBAULT
aux Éditions de l’Atelier – 160 p. / 15 €